Menu
Notre démarcheOffresPour quiAudit à distanceÉtudes de casBlogPrendre RDV
Étude de cas

Pierre pensait devoir travailler jusqu'à 67 ans. Voici comment il partira à 64 ans et 4 mois au taux plein.

Président de SASU, 54 ans, 12 trimestres manquants. Comment 25 000 € investis ont sécurisé +430 €/mois de pension à vie.

Investissement

25 000 €

Net après déduction fiscale (TMI 30 %)

Gain mensuel

+430 €

À vie, indexé sur l'inflation

Retour sur investissement

~7 ans

Avant l'espérance de vie statistique

Le contexte

Pierre M. nous contacte début 2026. Président de SASU, il dirige sa structure depuis plus de 20 ans avec une rémunération volontairement modérée — 12 000 € brut annuels — complétée par des dividendes. Cette stratégie classique de dirigeant assimilé salarié optimise la fiscalité courante mais a un effet de bord majeur sur les droits retraite : peu de trimestres validés sur les dernières années, peu de points AGIRC-ARRCO acquis.

Pierre arrive avec une question simple : « Est-ce que je dois continuer à travailler jusqu'à 67 ans pour toucher le taux plein, ou existe-t-il une alternative ? »

Le diagnostic

Notre première étape consiste à reconstituer sa carrière complète à partir de son relevé individuel de situation. Pierre a validé 158 trimestres sur 172 requis, soit 12 trimestres manquants à la date prévue de liquidation (64 ans, 01/06/2035).

Sans optimisation, sa pension projetée à 64 ans serait :

RégimeMontant brut annuelNet mensuel
Régime général unifiéRAM 40 320 €, taux 42,5 %15 740 1 194 
AGIRC-ARRCO14 530 points × 1,4386 € × 0,8818 395 1 406 
Total pension34 135 2 600 

Le coefficient de minoration de 0,88 sur l'AGIRC-ARRCO et le taux limité à 42,5 % sur le régime de base traduisent une décote significative. Pour atteindre le taux plein automatique à 67 ans, Pierre devrait travailler trois années supplémentaires.

Les 4 leviers étudiés

Plutôt que d'accepter la décote ou de prolonger l'activité, nous avons systématiquement comparé quatre stratégies d'optimisation possibles.

LevierCoût netGain pensionROIVerdict
Rachat 12 T option 125 032 +340 €/mois8,8 ansTrès bon
Rachat 12 T option 237 094 +445 €/mois9,9 ansBon
Augmentation salaire à 48 k€~360 000 +170 €/mois~170 ansNon pertinent
Décalage de 4 mois0 +90 €/moisImmédiatTrès bon

Rachat option 1 — agir sur le taux

Le rachat de 12 trimestres en option 1 fait passer le taux de la pension de base de 42,5 % à 48,75 %. Effet de levier important : il réduit aussi la décote AGIRC-ARRCO (coefficient 0,88 → 0,98). Coût net 25 032 € après déductibilité fiscale à TMI 30 %.

Rachat option 2 — taux + durée

Même effet sur le taux, plus une amélioration de la proratisation (158/172 → 170/172). Surcoût marginal de 12 062 € pour seulement +106 €/mois supplémentaires. Le ROI marginal de l'option 2 par rapport à l'option 1 est de 13,5 ans, soit un retour vers 78 ans seulement.

Augmentation de salaire — pourquoi c'est rarement pertinent

Augmenter sa rémunération de 12 k€ à 48 k€ génère un surcoût employeur d'environ 54 000 €/an pour un gain pension de 170 €/mois. Le ROI de 170 ans rend l'opération absurde. C'est l'illustration classique du plafond de cotisation au-delà duquel chaque euro de salaire supplémentaire ne génère plus de droits proportionnels.

Décalage de 4 mois — le levier gratuit

En reportant la liquidation de 4 mois (du 01/06 au 01/10/2035), Pierre atteint la date du taux plein automatique sans décote. Effet immédiat : suppression du coefficient AGIRC-ARRCO 0,88, gain de +90 €/mois sans débourser un euro.

La recommandation

Notre stratégie : rachat 12 trimestres option 1 + décalage de 4 mois.

Cette combinaison offre une pension quasi équivalente à l'option 2 plus chère, pour 12 000 € de moins. C'est le rapport gain/coût le plus favorable parmi les scénarios étudiés.

ParamètreValeur
Coût net (après TMI 30 %)25 032 
Date de liquidation01/10/2035 (64 ans et 4 mois)
Pension nette mensuelle~3 030 
Gain vs scénario sans optimisation+430 €/mois à vie
Délai de récupération de l'investissement~7 ans

Comparaison de tous les scénarios

ScénarioPension netteCoût netROI
Sans optimisation à 64 ans2 600 0 
Rachat opt. 1 seul à 64 ans2 940 25 032 8,8 ans
Rachat opt. 1 + 4 mois3 030 25 032 ~7 ans
Rachat opt. 2 à 64 ans3 045 37 094 9,9 ans
Rachat opt. 2 + 4 mois3 135 37 094 8,7 ans

Le résultat

Avec un investissement net de 25 032 € et 4 mois de patience supplémentaires, Pierre passe d'une pension de 2 600 €/mois avec décote à environ 3 030 €/mois au taux plein.

Soit +430 €/mois à vie, indexés sur l'inflation.

Sur une espérance de vie masculine moyenne post-65 ans (environ 20 ans), cela représente plus de 100 000 € de pension supplémentaire — pour un investissement initial de 25 000 €. Le retour sur investissement atteint son point d'équilibre vers 71-72 ans, bien avant l'espérance de vie statistique.

Vous voulez consulter le rapport complet ?

L'étude détaillée de 28 pages reproduit l'intégralité de la méthodologie : préambule, hypothèses de projection, calcul du régime unifié, détail AGIRC-ARRCO, annexes trimestres et revenus, comparaison rachat option 1 vs option 2, synthèse et préconisations.

Et votre situation ?

Chaque dirigeant a un dossier unique. Notre méthode reste la même : audit complet de votre relevé de carrière, simulation des leviers d'optimisation pertinents pour votre profil, recommandation chiffrée avec ROI. Bilan retraite personnalisé à partir de 700 €.

À propos de l'auteur

Claude-Henri Poitou — Spécialiste retraite et protection sociale TNS

11 ans d'expérience aux côtés de dirigeants, professions libérales et travailleurs non salariés. Formé aux régimes de retraite multi-statuts (CNAV, AGIRC-ARRCO, CIPAV, CARMF, MSA, IRCANTEC, fonction publique).

Compétence Retraite EURL — Cabinet de conseil en retraite et protection sociale · SIREN 980 857 488

En savoir plus sur Claude-Henri Poitou

Pour aller plus loin